jeudi 20 octobre 2016

La France des petits comités

1/ La situation comparée à l'an passé.

Elle semble être stable* entre décembre 2015 et septembre 2015. Ceci dit, la situation de mars 2015 est plutôt à comparer avec celle de septembre 2015 (un autre point sera fait en décembre 2016).

Que constatons-nous ? Comme l'an passé, une aggravation du phénomène entre mars 2015 et septembre 2016 mais une stabilisation entre décembre 2015 et septembre 2016.

*Évidemment, le cas des départements d'Outre-Mer rentre dans une autre problématique très spécifique liée à leur localisation ce qui n'empêche pas d'y voir des cas de développement remarquables (Réunion, Polynésie française, Guyane)


Mars 2015                           


  Décembre 2015   



Septembre 2016




2/ La situation étendue aux cdje « fragiles ».

J'ai émis l'hypothèse suivante : Un cdje fragile n'a que 4 clubs dont l'un possède moins de 10 licenciés.  Après relevé, le 4e club, n'a qu'entre 5 et 7 licenciés A au maximum la plupart du temps. La fragilité est donc bien réelle. Même s'il peut durer longtemps, un club avec seulement un maximum de 7 licenciés reste fragile.
     
Septembre 2016



C'est ainsi qu'on peut rajouter 6 comités dans une deuxième liste.

2/ La situation en détail.

*Évidemment ce ratio n'est pas correct puisqu'on prend des chiffres de 2016 et de 2013. Mais cela nous donne une idée.

En ce qui concerne le nombre de licenciés, nous constatons qu'il n'y a rien de comparable entre le Cantal, l'Ariège, la Haute-Loire, la Meuse d'un côté (lignes rouges) et les Hautes-Alpes, le Lot et Garonne, la Haute-Saône et le Tarn et Garonne (lignes vertes).

Maintenant, si on regarde la colonne ratio « % de L / P » du chef-lieu de département, on se rend mieux compte de l'effort déployé dans certains départements : l'Ardèche, la Lozère, la Haute-Saône pour ne citer que les trois premiers (couleur vert foncé). Attention, je ne dis pas que les autres n'en font pas mais les difficultés y sont peut-être plus importantes. Ci-dessous la traduction cartographique.





Ceux qui s'en tire très bien :

1. Ardèche
2. Haute-Saône
3. Lozère
4. Creuse
5. Lot et Garonne

Pour ce qui est du même ratio mais par département, la Lozère s'en tire une fois de plus très bien.

1. Hautes-Alpes
2. Lozère
3. Tarn et Garonne
4. Creuse
5. Lot et Garonne

3/ Le potentiel des petits cdje et conclusion.



Le nombre de clubs et de joueurs concernés représente peu de chose comparée à l'ensemble des clubs de France.

Quel est le potentiel de ces zones ? Si on prend ce fameux chiffre de 0,8 joueur pour 1000 habitants (moyenne de 2008 Cf. https://sites.google.com/site/geoechecs/geo-des-echecs/les-licencies-a-la-ffe), et en ne tenant compte que du chef-lieu départemental, on trouve 447 personnes soit beaucoup moins que la situation actuelle. C'est rassurant. Cependant ce chiffre de 0.8 est fondé sur le département.

Ainsi, si on tient compte de ce découpage géographique, nous trouvons cette fois 4179. Est-ce à dire que finalement l'objectif de trouver des joueurs dans le chef-lieu est rempli mais qu'il reste à prospecter le reste du département ? Peut-être.

 Si l'objectif de doubler ou tripler les effectifs peut sembler raisonnable en terme de statistiques, la situation des petits cdje est quand même à étudier dans leur contexte (nombre de personnes bénévoles, réseaux possibles, problèmes liés à la géographie, grand club plus ou moins proche, etc.).